| J'en viens à me demander si je veux vraiment avancer, faire quelque chose de ma vie. Je flanche pile sur la dernière année de licence, et impossible de me motiver en me disant qu'au moins, je serais allée jusqu'au bout d'une chose dans ma vie. En vérité j'ai peur de finir quelque chose. De clore un chapitre, d'en entamer un autre. Pourtant c'est ce qu'il me faut, finir la licence, entamer le master, le chapitre "études" est déjà écrit en entier. C'est comme si je savais déjà ce que j'allais faire de ma vie, et donc je ne vois plus l'utilité de le faire, comme si c'était une répétition de quelque chose qui s'était déjà déroulé. Si je m'écoutais je resterais enfermée toute la journée, à penser, à écrire. Et cela me conviendrait parfaitement. Pourquoi est-on obligés de vivre, de travailler, de sortir, de voir du monde, de faire semblant d'exister? Tout cela me fatigue, devoir faire semblant d'aller bien en permanence est épuisant, et je suis en train d'atteindre mes limites. L'arrêt des antidépresseurs contre l'avis médical n'était certainement pas la meilleure chose à faire, et maintenant je le regrette amèrement... mais j'ai peur de commencer un autre traitement, parce que ça signifierait aussi au moins 3 semaines d'effets secondaires intenses, et pendant les cours, le stage, pendant le semestre décisif de mon année, ça me fait peur. Ca veut dire que je serais hors circuit pendant presque un mois, si ça fait comme pour le Deroxat. Et je ne peux pas me permettre de perdre un mois. D'un autre côté, si je recommence pas un autre traitement, jserais HS aussi, psychiquement parlant. Sans quelque chose pour m'aider c'est sûr et certain que j'arriverai pas à la fin de l'année ; trop d'angoisses, de paranoia, de pensées, de vide intérieur. Pas assez de consistance, ni de courage et de volonté. Si je veux me maintenir à la surface il me faut une bouée...
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