Salvatrice, libératrice, Elle te soulage de tes supplices. D'abord extasiante, cicatrisante, Elle panse les plaies béantes De ton âme torturée. . . Moment euphorique, totale sérénité, Tu te sens enfin exister. Mais c'est déjà terminé. . . La redescente, si douloureuse, Te plonge dans les abîmes vertigineuses De ton désespoir, Et maintenant, seul dans le noir, Tu pleures. . . Court moment de bonheur Dont découle finalement tant de chagrin Que tu voudrais y mettre fin. . . Mais pourquoi ? Pourquoi continuer ce mensonge ? Ce n'est pas comme cela que tu passeras l'éponge Sur ta vie. . . C'est juste une façon de fuir, Repousser les maux au lendemain, se mentir Pour se préserver un peu plus, mais à quel prix ? Ne vois-tu pas que cela gâche ta vie ? Chacun ses moyens de soulager sa souffrance, Mais troquer son reste de liberté contre une dépendance, S'il te plaît, réfléchis, et dis-moi. . . Veux-tu vraiment cela ? Ton monde que tu aimes tant est toujours présent en toi, Seulement pour y accéder tu ne prends que ce chemin-là. . . Mais n'as tu pas vu les petits sentiers cachés ? Discrets, tapis, ils ne demandent qu'à être explorés. . . 19.05.06 Bien marrant à la relecture... Ne jamais dire jamais.
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