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* Chacun de nous est une Lune avec une face cachée que personne ne voit... * |
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| J'en viens à me demander si je veux vraiment avancer, faire quelque chose de ma vie. Je flanche pile sur la dernière année de licence, et impossible de me motiver en me disant qu'au moins, je serais allée jusqu'au bout d'une chose dans ma vie. En vérité j'ai peur de finir quelque chose. De clore un chapitre, d'en entamer un autre. Pourtant c'est ce qu'il me faut, finir la licence, entamer le master, le chapitre "études" est déjà écrit en entier. C'est comme si je savais déjà ce que j'allais faire de ma vie, et donc je ne vois plus l'utilité de le faire, comme si c'était une répétition de quelque chose qui s'était déjà déroulé. Si je m'écoutais je resterais enfermée toute la journée, à penser, à écrire. Et cela me conviendrait parfaitement. Pourquoi est-on obligés de vivre, de travailler, de sortir, de voir du monde, de faire semblant d'exister? Tout cela me fatigue, devoir faire semblant d'aller bien en permanence est épuisant, et je suis en train d'atteindre mes limites. L'arrêt des antidépresseurs contre l'avis médical n'était certainement pas la meilleure chose à faire, et maintenant je le regrette amèrement... mais j'ai peur de commencer un autre traitement, parce que ça signifierait aussi au moins 3 semaines d'effets secondaires intenses, et pendant les cours, le stage, pendant le semestre décisif de mon année, ça me fait peur. Ca veut dire que je serais hors circuit pendant presque un mois, si ça fait comme pour le Deroxat. Et je ne peux pas me permettre de perdre un mois. D'un autre côté, si je recommence pas un autre traitement, jserais HS aussi, psychiquement parlant. Sans quelque chose pour m'aider c'est sûr et certain que j'arriverai pas à la fin de l'année ; trop d'angoisses, de paranoia, de pensées, de vide intérieur. Pas assez de consistance, ni de courage et de volonté. Si je veux me maintenir à la surface il me faut une bouée...
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"Etre en vie - tout à coup je ne suis frappé par l'étrangeté de cette expression, comme si elle ne s'appliquait à personne.
- Que faites-vous du matin au soir? - Je me subis.
Se tuer parce qu'on est ce qu'on est, oui, mais non parce que l'humanité entière vous cracherait à la figure.
Personne n'a été autant que moi persuadé de la futilité de tout, personne non plus n'aura pris au tragique un si grand nombre de choses futiles.
Lorsqu'on a commis la folie de confier à quelqu'un un secret, le seul moyen d'être sûr qu'il le gardera pour lui, est de le tuer sur-le-champ.
Vais-je pouvoir rester encore debout? Vais-je m'écrouler?
Un dégoût, un dégoût - à en perdre l'usage de la parole et même de la raison. Le plus grand exploit de ma vie est d'être encore en vie.
Toutes les fois que quelque chose me semble encore possible, j'ai l'impression d'avoir été ensorcelé.
Le sentiment d'être tout et l'évidence de n'être rien...
Paraître joyeux à tout le monde, et que personne ne voie que même les flocons sont des pierres tombales : garder de la verve dans l'agonie..."
Emil Michel Cioran, 1911 - 1995. "Sur les cimes du désespoir", "De l'inconvénient d'être né", "Syllogisme de l'amertume"... Magnifique...
"seuls sont heureux ceux qui ne pensent jamais, autrement dit ceux qui ne pensent que le strict minimum nécessaire pour vivre. La vraie pensée ressemble, elle, à un démon qui trouble les sources de la vie, ou bien à une maladie qui en affecte les racines mêmes. Penser à tout moment, se poser des problèmes capitaux à tout bout de champ et éprouver un doute permanent quant à son destin; être fatigué de vivre, épuisé par ses pensées et par sa propre existence au -délà de toute limite; laisser derrière soi une trainée de sang et de fumée comme symbole du drame et de la mort de son être - c'est être malheureux au point que le problème de la pensée vous donne envie de vomir et que la réflexion vous apparait comme une damnation. Trop
de choses sont a regretter dans un monde où l'on ne devrait avoir rien
a regretter. Ainsi, je me demande si ce monde mérite réellement mon
regret."
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Faudrait VRAIMENT que je me tienne à mes promesses, à savoir ne plus faire confiance à PERSONNE... D-é-s-i-l-l-u-s-i-o-n. Je vois pas quoi dire d'autre. Tellement envie de partir, mais je sais que ça ne règlera pas mes problèmes. Galère à tous les niveaux... Plus de sous, j'en ai prêté je les ai jamais revu, plus aucune motivation pour la fac, pourquoi pas une (énième) réorientation...? Et je ne parle même pas des gens, parce que dans le genre source des plus grosses déceptions, jackpot... C'est dur de ne plus rien croire de ce qu'ils disent tous, ceux qui prétendent être là pour toi à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, mais là j'ai plus le choix il FAUT le faire. J'en ai vraiment marre de souffrir comme ça. Trop sensible? Peut être... Pour moi les mots ont leur importance, voilà tout. Après si je suis la seule à voir ça comme ça, faudrait m'le dire, histoire que jpuisse m'adapter quoi. Parce que là jvais faire une overdose, trop seule, trop transparente, trop invisible, trop inutile, trop conne, trop horrible, trop nulle, trop faible, trop égoiste, trop.... .
Et j'ai les bras tout enflés à force...
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Vide, vide, et re-vide. J'ai l'impression de n'être rien. Sans consistance. Pourquoi? Peut être parce que j'ai l'impression de ne compter pour personne. Juste un immense besoin de tendresse, pour combler le gouffre de ma solitude. Mais personne...
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Ma souffrance est ma vengeance contre moi-même. Albert Cohen.
" Souviens-toi de te méfier. " Epicharme
" L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même. " Albert Camus
" Le désespoir est le suicide du coeur. " J. P. Richter
" La douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps. " Publilius
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